[Test] MacPro 2013

Préambule : 3615 quinenveut

Apple a tenu sa promesse, et j’ai reçu mon joujou avant la fin du mois de février (pour une commande mi-janvier) . Si les délais de livraisons s’allongent et que les gens pestent je comprends aisément car l’on ne sait pas pourquoi  il faut plus d’un mois pour recevoir son MacPro. Certains modèles ont l’air plus difficile à construire que d’autres dans l’usine américaine d’Apple. Il semblerais que ce soit les cartes graphiques D700 qui posent soucis dans les configurations haut de gammes. Problèmes de stocks ou manque de maturité des lignes d’assemblages, personne ne pourra jamais le dire.

 J’ai choisi un MacPro après avoir goutté un peu tous les formats chez Apple du PowerMac G4 /G5 au Macbook Pro / Imac et même Mac Mini. Le MacPro c’est imposé comme un morceaux de choix en remplacement de mon Imac, qui malgré l’ajout d’un SSD en interne commencait sérieusement à voir le poids des années lui faire courber l’échine surtout lors de grosse tâches.

Däs configuration

Pour le monstre j’ai été raisonnable, en optant pour le modèle de base, en rajoutant uniquement les options 16Go / SSD 512Go. Pourquoi : car finalement le gain avec un processeur 6 coeurs ou des cartes graphiques plus puissantes pour mon utilisation ne sera pas si évident par rapport au surcoût. Le SSD 512 Go est cependant quasi une option obligatoire si ce MacPro est votre machine de travail principale. En effet le risque est de se sentir très vite à l’étroit sur les 240 Go utile du disque fourni de base.

Maverick ton univers impitoyable

Qui dit changement de machine dit dans mon cas passage à Maverick livré en standard. Je me sépare donc de Snow Léopard qui reste pour moi un des meilleurs OS Mac sur le long terme d’Apple. Le plus dur étant de faire le tri dans mes applications non compatibles Maverick, de les re-télécharger ou trouver une remplaçante fonctionnant sous 10.9.
La migration des données quand à elle, c’est faite très rapidement via un câble ethernet entre l’Imac et le MacPro. Les deux étant en SSD j’ai pu transférer les 150 Go de données en moins de 20 minutes, alors que sur mon Imac lors de mes clonages de système en USB2 le même temps ne permettait que d’avoir seulement une vingtaine de Go sauvegardés.

USB3 : je te chéris

Les débits en USB3 sur mon Dock Zalmann double disque sont correct, j’atteins une confortable vitesse de  100Mo/s pour un disque WDGreen (clairement pas un foudre de guerre). Mais ces disques sont là pour du stockage (vidéos/ média center/photos) et non du travail donc les performances sont suffisantes.

Thunderbolt : ou Apple nous refait le coup du FireWire

Le Mac Pro 2013 est muni de 6 ports TH, utilisable d’une façon très particulière si vous souhaiter brancher 6 écrans (voir le sujet : Mac Pro 2013 : la gestion des écrans | Le journal du lapin). Tous les accessoires sont pour l’instant hors de prix pour une qualité de fabrication inégale. Sans compter l’hypocrisie à faire payer le câble 30€ jamais fourni dans le paquet. Les utilisateurs Mac depuis longtemps se sentirons, à nouveau, sacrifiés sur l’autel de la technologie. En effet on compte sur nous pour démocratiser une technologie certes rapide et élégante. Mais pour l’instant les mac users sont l’unique cible marketing  de cette niche Thunderbolt avant que le monde PC fasse enfin baisser les prix par de très grandes séries et une plus large audience.

Notons tout de même que le Thunderbolt est bien plus performant pour les disques dur que l’USB3 sur le MacPro. Si vous possédiez beaucoup de volumes en USB2/3 il serais bon de penser à vous équiper en accessoires TH pour profiter pleinement de bonnes performances.

Pour l’instant je n’utilise qu’un Port TH pour sa sortie Display port connecter avec un écran 27” en 1440p. Reconnu instantanément l’écran affiche sa résolution max sur le MacPro sans  aucun réglage.

Silence : On tourne

IMG_20140302_161054Enfin intéressons nous aux performances du monstre, je ne vais pas vous assommer de graph et de benchmark tous plus ou moins inutile. Nous retiendrons le temps de boot, seul une dizaine de secondes sont nécessaires à Xor pour revêtir son armure au MacPro pour afficher votre écran de login, c’est dans les temps de n’importe quelle machine SSD actuelle, mais c’est bon de noter que malgré l’architecture double GPU rien ne change sur ce point précis. Les personnes utilisant souvent le double boot ne seront donc pas pénalisées.

Le gros point positif vient que la bête enchaîne toutes les opérations sans broncher et surtout dans le silence le plus total ! Que vous sollicitiez le SSD lors de la migration de données, de compression / décompression d’archive, pas de bruit mécanique seul un léger flux chaud sort du cylindre gris sidéral.  Si l’on pousse la bête avec de l’encodage vidéo on voit que effectivement les logiciels ne sont pas encore prêt pour la machine. J’ai exporté mon précédent podcast vidéo via ScreenFlow, sur l’Imac il me fallait 35 minutes (2 coeurs) et un bruit de soufflerie; le MacPro lui effectue l’opération en 14 minutes, avec seulement 4 coeurs à l’ouvrage (pas de GPU actif) . La performance n’est pas si bouleversante mais vous pouvez continuer à faire autre chose à coté, voir dormir sur le bureau car aucun bruit ne s’échappe du monstre.
Ce qui frappe le plus c’est effectivement que la machine ne donne pas l’impression de ralentir quelque soit les tâches demandées, tout ce fait dans la fluidité et le silence. On lance un encodage, on surfe , on compresse, on upload, tout en même temps sans faire attention à la machine et c’est bien ce que je recherchais. Une machine silencieuse qui puissent encaisser des grosses charges.

Je n’ai pas encore pu tester la partie graphique du monstre , lors des soldes Steam je testerais quelques jeux rigolos pour voir son comportement en mode ludique.

Plus de news dans un prochain podcast en vidéo je l’espère.

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